La biodiversité au cœur du Parc National de Port-Cros
Le 9 juillet 2026, la Maire Véronique Bernardini a été élue présidente du Conseil d’administration du Parc national de Port-Cros.
Cette responsabilité traduit la place qu’occupe Hyères dans la préservation de l’un des plus beaux patrimoines naturels de Méditerranée et renforce le lien entre la Ville, les îles et les espaces naturels qui font la richesse de notre territoire.

d’administration du Parc national de Port-Cros

en présence de Mme Chabaud, Ministre
de la Mer, à l’occasion d’une table ronde sur la protection de la
mégafaune marine de Méditerranée.
Découvrez deux espèces emblématiques présentes à Hyères, qui témoignent du caractère exceptionnel de notre biodiversité, mais aussi de la nécessité
de poursuivre les actions de protection et de sensibilisation pour préserver durablement ces milieux remarquables.
Les tortues Caouanne, un retour porteur d’espoirs

Depuis 2023, les plages hyéroises accueillent régulièrement un événement exceptionnel : la présence de tortues marines, appelées tortues caouanne (Caretta caretta). Grande voyageuse des mers, elle parcourt des milliers de kilomètres en Méditerranée et vient parfois pondre sur notre littoral ou est observée proche de nos côtes, souvent à la surface de l’eau qu’elle regagne régulièrement pour respirer.
Sa maturité sexuelle étant très tardive (20 ans pour les mâles, 30 ans pour les femelles), elle peine à se reproduire, ce qui la rend particulièrement vulnérable. Elle reste également menacée par les captures accidentelles dans des filets de pêche, les accrochages par hameçons, l’ingestion de sacs plastiques ou encore les perturbations des plages de ponte.
Les équipes du Parc, mais également des associations comme Explore &
Preserve, assurent une surveillance attentive des nids afin d’offrir aux jeunes tortues les meilleures chances de rejoindre la mer.
Des campagnes de sensibilisation permettent de rappeler les bons gestes à adopter, sur la plage ou en mer, en cas d’observation d’une tortue marine ou d’une ponte et notamment le fait de conserver une certaine distance avec les tortues.
Le Parc National de Port-Cros coordonne également le projet CARET (Conservation et Actions pour la Restauration des Écosystèmes des Tortues caouanne), lauréat de l’appel à projet Mission Nature/Loto de la Biodiversité, qui, grâce aux fonds récoltés, pourra déployer dès cette année et jusqu’en 2028, un programme ambitieux et intégré de restauration écologique sur des plages sableuses de l’ensemble du territoire du Parc national (Îles d’Or et continent), zones essentielles pour la reproduction de la tortue caouanne.
Les martinets, champions du vol

Si les eaux turquoises abritent une faune marine exceptionnelle, le ciel est lui aussi le théâtre d’incroyables prouesses.
Souvent confondus avec les hirondelles, les martinets noirs (Apus apus) sont arrivés fin mars, messagers du printemps, et sont désormais repartis dans le sud africain.
Il suffisait de lever les yeux : ils sillonnaient le ciel à toute vitesse audessus de la ville, parfois à plus de 200km/h, animaient nos ruelles en bandes joyeuses de leur silhouette caractéristique aux ailes en lames de faux et de leurs cris perçants.
Leur mode de vie est unique : ils passent presque toute leur existence en vol (10 mois dans l’année). Ils s’alimentent, boivent, dorment et s’accouplent dans les airs, ne se posant que pour nicher, fidèle à leur nid comme à leur partenaire.
Ils capturent chaque jour des milliers d’insectes volants, en particulier des moustiques dans nos contrées, dont ils se nourrissent, contribuant naturellement à leur régulation.
À l’origine, ils nichaient dans les falaises. Aujourd’hui, ils utilisent principalement les cavités des bâtiments anciens : on peut observer leurs nids dans les trous d’aération de combles, sous les génoises et les tuiles, dans les fissures des façades ou les anfractuosités des murs.
Cette dépendance au bâti les rend particulièrement vulnérables aux rénovations, aux travaux d’isolation thermique et au rebouchage systématique des ouvertures qui leur servaient d’abri, et prive l’espèce de ses sites de couvaison.
En Europe, le Martinet est une espèce protégée. Des associations dont La Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), un des partenaires majeurs du Parc national de Port-Cros et de la Ville d’Hyères, veille, en particulier à Hyères, avec un groupe de bénévoles qui effectue un recensement des nids de martinets depuis 2019 de juin à juillet. L’inventaire des nids observés est partagé avec les services de l’Environnement, de l’Urbanisme et de Var Aménagement Développement, qui s’occupe du centre ancien.
Chacun peut contribuer à sa préservation grâce à des gestes simples permettant de concilier rénovation du patrimoine bâti et maintien de la biodiversité : l’interdiction de destruction des nids figure sur la Charte municipale de rénovation des bâtiments assortie de sanctions encourues, des nichoirs spécifiques peuvent être installés pour compenser une destruction et des petits tunnels peuvent être créés pour permettre aux seuls martinets l’entrée dans les trous des façades.






