Pour la renaissance du musée, les œuvres en restauration

Dans les coulisses de cette renaissance, les oeuvres des collections labellisées « Musée de France » sont elles aussi « bichonnées » pour l’occasion.

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logo_banque_bleu.jpg, par TPolard

Dans les coulisses de la renaissance de la Banque, au-delà de la restructuration du bâtiment qui remplira de nouvelles fonctions tout en respectant l’histoire et l’esprit du lieu, les oeuvres des collections labellisées « Musée de France » sont elles aussi « bichonnées » pour l’occasion.

Pendant la dernière campagne de restauration, 9 groupements de restaurateurs interviennent sur environ 150 oeuvres (dessins, peintures…), mais aussi sur certains cadres de valeur et espèces naturalisées.

Parmi les interventions les plus notables, la restauration de 10 oeuvres d’Isidore Pils par une professionnelle toulonnaise. La série de cet artiste du XIXe siècle, prix de Rome passé par la villa Médicis, sera exposée par roulement. Autre trésor, une sculpture d’Óscar Domínguez trônera, après restauration, dans le jardin du musée. Intitulée « Le chat », cette oeuvre de l’auteur de la fresque tauromachique de la villa Noailles, y fut créée dans les années 50 avant d’être conservée au centre technique municipal.

Notre histoire

« La ville d’Hyères et son passé » de Jules
Vittini fait aussi partie de votre histoire ? Dans
vos archives familiales, une photo (mariage,
etc.) a été prise devant l’escalier d’honneur
de l’ancien hôtel de ville, sur laquelle
figure l’oeuvre ? N’hésitez pas à la partager
pour documenter l'histoire de cette oeuvre : musee@mairie-hyeres.com

Le "Vittini"

Une toile sera sans doute reconnue par de très nombreux Hyérois pour avoir décoré l'escalier de l'hôtel de ville pendant de longues années. Elle aussi a été préparée pour le grand événement. Intitulé « La ville d’Hyères et son passé », ce grand format (environ 2 m de haut sur 4 de large) a été commandé en 1956 par le maire Joseph Clotis. Il fait partie des collections du musée depuis le 4 avril 2018.
Son auteur est Giulio Vittini (1888-1968), grand prix de Rome dont les fresques de la salle ducale (Vatican) côtoient les oeuvres de Raphaël et Michel Ange.
L’oeuvre a été prise en charge par deux restauratrices au sein du Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP) à Marseille. Alix de Fournoux, l’une des deux restauratrices, juge Jules Vittini « très bon peintre ».
À titre d'exemple, la chemise grise du personnage de dos, en bas à droite, dont les plis traduisent une grande maîtrise du geste.
Au total, une douzaine de jours a été nécessaire pour compléter cette restauration effectuée en deux temps : Alix est d’abord intervenue sur le support, puis Alice Moulinier, la seconde restauratrice, a travaillé sur la partie picturale, celle que verront les visiteurs du musée.
Après cette opération de restauration et sauf accident, seule une intervention de nettoyage devrait être à nouveau nécessaire dans une cinquantaine d’années.

Elle a permis à certains éléments de ressortir : les tons sont moins pastels qu’on pouvait le penser. Et encore, le nettoyage ayant été mesuré pour ne pas entamer l’oeuvre non vernie, les couleurs originelles devaient être encore plus lumineuses et soutenues que ce qui apparaît après intervention.
L’oeuvre retrouvera très prochainement son cadre d’origine (qui n’a pas eu besoin d’être restauré) et occupera une place stratégique dans le patio couvert du nouveau musée.

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vittini_tableau.jpg, par TPolard

 

 

 

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